Le design ne commence jamais sur un écran, mais par une déconstruction sémantique. Avant de tracer la moindre courbe vectorielle, la première étape fut la création d'un Mind Map (carte mentale) exhaustif. L'objectif ? Épuiser les champs lexicaux du "refuge", de la "montagne" et du "Beaufortain".
Il a fallu explorer des notions allant de la rusticité de l'alpage jusqu'à l'exigence premium d'un établissement 3 étoiles. Ce processus d'itération textuelle est crucial pour contourner l'autocensure, éviter le piège absolu du "cliché du vieux chalet savoyard", et faire émerger des métaphores visuelles inattendues (la protection, le cocon, le lâcher-prise).
Une fois l'ancrage conceptuel validé, s'ouvre la phase de production graphique brute. Plus d'une vingtaine de croquis au crayon ont été dessinés. À ce stade, le perfectionnisme est un frein : la quantité prime sur la qualité. L'enjeu est de tester physiquement les volumes, les silhouettes et l'équilibre des espaces négatifs.